Le principe :
Le nickelage chimique est un procédé industriel
de dépôt de nickel allié au phosphore,
obtenu sans aucune source extérieure de courant.
Il offre des solutions techniques exceptionnelles et
concurrence les dépôts électrolytiques
conventionnels, lorsqu’ils sont utilisés
pour leurs qualités de dureté, de résistance
à l’usure, au frottement, à l’abrasion,
à la corrosion…
Il supplante même ces derniers lorsqu’il
s’agit du traitement de pièces de formes
compliquées dont toutes les parties ne peuvent
être accessibles aux lignes de courant.
Une solution
avantageuse :
La propriété d’uniformité
entraîne des avantages incontestables et donc
des applications innombrables, non seulement quand il
s’agit des aspects dimensionnels, mais encore
lorsque l’on recherche une protection contre la
corrosion, un équilibrage des pièces soumises
à des rotations élevées, voire
à une économies de ré-usinage après
dépôt.
Grâce au nickel chimique, la même protection
est assurée en tous points d’une pièce,
ce qui n’est évidemment pas le cas pour
un dépôt électrolytique qui possède
des épaisseurs très différentes
d’un point à un autre.
Les avantages
:
Ses caractéristiques les plus remarquables sont
:
- une épaisseur uniforme quelle que soit la forme
des pièces
- des propriétés variables selon les traitements
thermiques effectués.
L’uniformité de l’épaisseur
est obtenue pour autant que toutes les parties soient
en contact avec le bain et que celui-ci soit correctement
renouvelé.
L’exemple cité le plus couramment est celui
des engrenages ou des pièces filetées
: quel que soit l’endroit, l’épaisseur
est la même (fond, flanc, sommet de filet).
Aspect
:
L’aspect du dépôt peut, selon le
type de bain utilisé, être mat, semi-brillant.
Toutefois, l’état de surface initial influe
notablement sur le résultat final. Les défauts
présents avant dépôt sont reproduits.
En outre le traitement thermique est susceptible de
provoquer des taches et colorations.
Rugosité
:
Le dépôt ne modifie généralement
pas la rugosité initiale du substrat.
Epaisseur
:
L’épaisseur de dépôt requise
varie selon l’utilisation. S’il s’agit
d’une protection contre la corrosion, il faut
une épaisseur qui garantisse une absence de porosité.
Sur des surfaces grossières (brutes ou grenaillées)
l’épaisseur doit être plus importante
que sur des surfaces lisses. Au moins 50 microns dans
des conditions sévères pour des fontes
mécaniques, contre 15 à 25 microns pour
des surfaces usinées. S’il s’agit
d’assurer une résistance à l’usure,
5 à 20 microns sont recommandés, voire
plus lors d’usures sévères.
Un traitement thermique améliore encore le résultat.
S’il s’agit de rendre aptes au brassage
tendre des métaux qui ne le sont pas ou pas assez,
l’épaisseur peut être de 5 microns.
Pour la réparation de pièces plus usées,
l’épaisseur peut quelquefois dépasser
les 100 microns.
Dureté
:
Les dépôts bruts de bains sont de structures
amorphes. La dureté d’un dépôt
nickel-phosphore varie entre 480 et 550 Vickers en sortie
du bain ; elle est équivalente à celle
de la plus part des aciers. Grâce à des
traitements thermiques appropriés, on peut faire
apparaître des composés définis
qui précipitent finement et augmentent la dureté
qui peut atteindre 1000Vickers pour un nickel-phosphore.
Adhérence
:
Les dépôts de nickel chimique adhèrent
fortement aux substrats dés lors que les surfaces
sont au préalable correctement préparées.
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